Sécurité Économique

La sécurité économique comprend des programmes délibérés mis en place par les parties prenantes, telles que le gouvernement et d’autres partenaires comme les organismes à but non lucratif et les entreprises privées à travers le Canada. Ces programmes comprennent la Sécurité Sociale, l’aide alimentaire, les crédits d’impôt et l’aide au logement (Trisi & Saenz, 2021). Le succès du Canada en tant que pays dépend en grande partie de la sécurité économique de tous les citoyens et de l’égalité d’accès aux possibilités d’épanouissement, quelle que soit leur origine raciale (Trisi & Saenz, 2021). 

Des études ont montré que les programmes de sécurité économique sont un mécanisme essentiel pour réduire la pauvreté de millions de personnes dans le monde – y compris les enfants, qui sont très vulnérables aux effets négatifs de la pauvreté (Men et al., 2020b;Trisi & Saenz, 2021). Tout comme il existe d’autres obstacles aux opportunités pour les citoyens, notamment la discrimination et les disparités dans l’accès à l’emploi, à l’éducation et aux soins de santé, les taux de pauvreté sont préoccupants car ils sont beaucoup plus élevés pour certains groupes raciaux et ethniques que pour d’autres (Trisi & Saenz, 2021). Par conséquent, pour assurer la sécurité économique de tous les groupes raciaux, il est important de soutenir ceux qui ont besoin de s’élever grâce à des programmes socio-économiques délibérés et à l’inclusion dans l’économie générale.

L’absence de sécurité économique crée des insécurités dans les communautés. Celles-ci comprennent l’insécurité alimentaire des ménages, une situation caractérisée par un accès inadéquat ou incertain à la nourriture en raison de contraintes financières (Jessiman-Perreault et McIntyre, 2017 ; McIntyre et al., 2012b). Il a été démontré que les citoyens sans emploi au Canada et ailleurs dans le monde sont confrontés à l’insécurité alimentaire, laquelle a été liée à un risque accru de problèmes chroniques de santé physique et mentale (Jessiman-Perreault & McIntyre, 2017; McIntyre et al., 2012b), à une augmentation de l’utilisation et des coûts des soins de santé (Men et al., 2020b) et à des taux de mortalité plus élevés (Men et al., 2020a). Par conséquent, malgré les énormes progrès réalisés en matière de développement économique à travers le pays, les taux d’insécurité alimentaire restent assez élevés, 12,7 % des ménages ayant connu une certaine forme d’insécurité alimentaire en 2017-2018 (Tarasuk & Mitchell, 2020). Cette situation a été exacerbée par les effets induits de la pandémie de COVID-19 qui a entraîné des pertes de vies, d’emplois et d’autres effets (Statistique Canada, 2020).

Partout au Canada, il est nécessaire de soutenir les citoyens vulnérables en créant et en améliorant les mécanismes de soutien existants à tous les niveaux de gouvernance afin d’égaliser l’accès aux opportunités. Ces opportunités comprennent l’accès aux services de garde d’enfants, l’aide à la recherche d’emploi, l’égalité d’accès à l’éducation primaire et secondaire ainsi que l’accès aux soins de santé (McIntyre et al., 2012b; Jessiman-Perreault & McIntyre, 2017; Trisi & Saenz, 2021).  

L’emploi est également un facteur clé de la sécurité économique. Avoir un emploi rémunéré peut ouvrir aux citoyens l’accès à de nombreuses opportunités susceptibles de favoriser leur bien-être. Les chiffres de l’emploi sont donc importants pour estimer le niveau de sécurité économique des citoyens. Selon Statistique Canada, en juillet 2021, il y avait 18 790 000[1] personnes employées au pays. Parmi ces chiffres, les données de Statistique Canada montrent que les Canadiens Noirs sont plus susceptibles d’avoir un diplôme universitaire que les Canadiens qui ne font pas partie d’une minorité visible. Sans examen approfondi, cette seule statistique pourrait laisser entendre que les Noirs sont généralement associés à un taux d’emploi et à des revenus plus élevés, ce qui constitue une question de sécurité économique (Statistique Canada, 2021). Toutefois, un examen plus approfondi des données révèle des taux d’emploi plus faibles dans la population Noire du Canada.

En janvier 2021, les Canadiens Noirs âgés de 25 à 54 ans étaient plus susceptibles de détenir un baccalauréat ou un diplôme supérieur (42,8 %) que les Canadiens du même groupe d’âge n’appartenant pas à une minorité visible (33,6 %)[2]. Cependant, les Canadiens Noirs titulaires d’un diplôme universitaire avaient un taux d’emploi inférieur (86,1 %) à celui de leurs homologues n’appartenant pas à une minorité visible (91,1 %)[3], ce qui met en évidence les problèmes de racisme systématique et d’iniquité raciale qui ont fait l’objet d’un débat d’actualité, même lors du débat des chefs des élections du 20 septembre 2021.

De plus, les hommes (43,3 %) et les femmes (42,3 %) de race Noire âgés de 25 à 54 ans étaient tout aussi susceptibles d’avoir un diplôme universitaire, une plus grande proportion de femmes de minorités non visibles avaient un diplôme universitaire (39,1 %) comparativement aux hommes de minorités non visibles (28,4 %)[4]. Il a également été démontré que les Canadiens Noirs sont moins susceptibles d’être travailleurs autonomes en raison des obstacles au travail autonome et à l’entrepreneuriat, comme l’accès au financement des entreprises et les niveaux de pauvreté plus élevés que les autres groupes raciaux (Statistique Canada, 2021). En janvier 2021, seulement 9,1 % des Noirs étaient moins susceptibles d’être travailleurs autonomes que les Canadiens n’appartenant pas à une minorité visible (13,6 %). De plus, le taux de travail indépendant chez les hommes Noirs (12,0 %) était presque deux fois plus élevé que celui des femmes Noires (6,1 %). [5]

Il a également été démontré que les Canadiens Noirs ont été confrontés à un taux de chômage disproportionnellement plus élevé que les autres races pendant la pandémie. Par exemple, 12,5 % des Canadiens Noirs faisant partie de la population active étaient sans emploi au moment du recensement de 2016, comparativement à 6,9 % des Canadiens n’appartenant pas à une minorité visible[6]. L’Enquête sur la population active a montré qu’au cours des trois premiers mois de l’année se terminant en janvier 2021, le taux de chômage des Canadiens Noirs (13,1 %) était environ 70 % plus élevé que celui des Canadiens n’appartenant pas à une minorité visible (7,7 %)[7].


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